Tout éclate, tout n'a plus aucun sens. A part celui que tu me donnes, celui auquel j'aurai envie de croire. Regardez cette Terre, recouverte de poussière. Elle est assoiffée de sang. Elle crève petit à petit parce que nous vivons. La nature est fautive, bien sûr. Telle ironie est presque honteuse. [...] Le compte à rebours a déjà commencé, nous ne pouvons plus rien faire. L'humanité n'aura pas duré longtemps. Et c'est aussi bien.
Une ligne égoïste. Je tremble à chaque faux mouvement. Il m'est impossible de vivre.
Une détonation, une alarme incendie. De l'eau sur les murs. Une envie de crier. Des cris. Ils crient tous. Un bruit sourd. Le silence. Pesant. Du sang sur les murs. Un papier peint imbibé. Deux autres détonations. Les respirations reprennent. L'affolement. La panique. Le désastre. Un bruit de métal qui transperce. Qui transperce quoi ? De la chair. La chair d'un félin accroché sur un mur. Telle une offrande. L'offrande à ce chien, ce chien d'humain.
Jules. Regarde-moi. Je me suis déjà expliquée. A toi de vouloir en comprendre le sens.
Je ne fais pas ma victime. J'essaie de t'expliquer c'que j'peux ressentir.
|image: Soul Eater.|
|textes: Inspirations|